Actions culturelles

26.05.22

Les ateliers lutherie sauvage

En octobre et novembre dernier c’était atelier lutherie sauvage au Labo de La Belle et à la MPA de Vizille ! L’occasion pour la quinzaine de participant.e.s de venir créer des instruments avec du matériel de récupération et de s'essayer à de nouvelles pratiques musicales.

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L'atelier lutherie sauvage

Accompagnés de trois des musiciens de Bégayer (Loup, Lucas et Alexis), les participant.e.s de ces ateliers lutherie sauvage ont pu partir à la découverte d’objets recyclés et de l'outillage nécessaire à leur réinvention pour arriver à la fabrication d’instruments sauvages !

L’espace était rempli d’idées où plusieurs petits groupes ont pu travailler à leur aise et imaginer ensemble la conception d’instruments à cordes, de percussions et d’objets sonores électroniques. Ces périodes de recherches partagées faisant directement écho à la méthode de conception habituelle des musiciens.

Le groupe Bégayer

Chanson française, bruitismes, rumeurs des musiques anciennes et lointaines, instruments faits-mains, radios-transistors modifiés et autres vieux objets électroniques, Bégayer cherche un geste pour les sans-folklores, pour les rejetons de cette culture du manque, enfantée aussi bien par le crépuscule des habitus populaires que par les hurlements bruitistes, par les places publiques des villages comme par le fourmillement des flux numériques, pour un genre inédit de rapsodes-métèques.

On peut voir la culture du manque comme une joie cruelle, l’occasion d’une communion entre l’interprétation titubante de gestes anciens et de tentatives présentes, il s’agit de construire des variations singulières et des débordements.

La main à la pâte

A peine arrivé.e.s, les participant.e.s sont tout de suite rentré.e.s dans le vif du sujet en créant un instrument dès le premier jour ! Chacun.e avait fait les fonds de placards pour trouver du matériel de récup’ : pvc, bois, scotch, ballons de baudruche et même… urne funéraire !

Accompagné.e.s par les musiciens du groupe Bégayer, chacun.e a pu s’approprier le matériel et laisser libre court à son imagination. Les néophytes comme les luthier.e.s déjà expérimentés ont pu y trouver leur compte, soit dans l’apprentissage «total » de la pratique, soit en découvrant de nouvelles techniques et de nouvelles idées. Au total, une dizaine d’instruments ont vu le jour sur chacun de ces deux ateliers. L’urne funéraire s’est vue transformée en percussion et d’autres objets curieux ont été inventés : la harpe-arrosoir ou la flûte-didgeridoo en boîte de conserve et bambou !

Un temps de pratique musicale

En plus de ces ateliers techniques et de création, les participant.e.s ont également pu profiter d’un temps de pratique musicale qui leur a permis à tou.te.s de tester les différents instruments créés, de chercher de nouvelles sonorités et accords et de s’essayer à un « boeuf sauvage ». Ces sessions ont été enregistrées et seront mixées plus tard par les musiciens de Bégayer.

« Je n'aurais jamais pu faire ça seule avant la semaine et maintenant je m'en sens tout à fait capable ! »

Une participante de l'atelier à Vizille

Confronter les imaginations et les créations

Avec ces ateliers proposés gratuitement durant les vacances scolaires, La Belle entendait toucher des publics divers, en milieux urbain et rural, et confronter l'atelier à de nouvelles créations et imaginations.
Objectif réussi donc quand les participant.e.s repartent le sourire aux lèvres, leurs instruments en main et la conviction d’être maintenant « capables » de bricoler eux-mêmes de nouveaux instruments !

© Stevens Drean

Dans le cadre d’une aide à la création soutenue par le Centre National de la Musique.

En partenariat avec Murailles Music, Jazz à Poitiers, Plege (Le Ciel), MPA Vizille et MixLab (La Belle Électrique et la Clé de Sol).

Projet Plupio 28

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